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28 avril 2007

Des vidéos sur l'Europe

Tout le monde peut désormais partager ses vidéos sur le web. De plus en plus d'organismes mettent aujourd'hui en ligne leurs propres films, comme touteleurope.fr qui propose désormais des mini-reportages sur Dailymotion :

24 avril 2007

Qu'est-ce que l'Europe a fait pour nous ?



Le vidéo est bien sur meilleure dans sa version originale directement inspirée des Monty Pythons mais elle reste très évocatrice de l'absurdité des critiques parfois émises envers l'Europe.

16 avril 2007

Les militants européens déçus par la campagne présidentielle

Les initiatives des militants de l'Europe déçus par la médiocrité de la campagne présidentielle française se multiplient. Toutes s'efforcent d'interpeler - en vain - les principaux candidats qui ont bien peu et bien mal parlé des enjeux européens et dont les priorités sur ce plan demeurent mystérieuse. Comme tétanisés par le référendum de 2005 - ils évitent le sujet au lieu d'apporter des réponses aux inquiétudes que les citoyens - pourtant majoritairement attachés à l'idée de la construction européenne - ont voulu faire connaitre par ce vote. Au final c'est un chèque en blanc que devront signer les électeurs dimanche prochain.

Les Jeunes Européens - France, branche jeune du Mouvement Européen - France et section française des Jeunes Européens Fédéralistes, publient sur Le Taurillon, magazine eurocitoyen, une résolution au titre explicite : Les Jeunes Européens – France ne sont pas satisfaits de la campagne présidentielle. Le magazine a d'ores et déjà publié des articles très critiques sur les dérapages inquiétants des deux leaders des sondages : Nicolas Sarkozy est-il germanophobe ? et Carton rouge à Ségolène Royal.

Les Jeunes Européens France rappellent que les Français éliront en la personne du prochain Président de la République, non seulement le chef de l’Etat, mais également le représentant de la France au Conseil européen et le Président de l’Union au second semestre 2008. En conséquence, ils s’attendaient à entendre tous les candidats s’exprimer sérieusement sur le sujet.


L'Union pour l'Europe Fédérale pose une série de questions aux candidats : «Citoyens européens, nous ne nous satisfaisons pas des propositions que quelques uns d’entre vous ont déjà publiées pour l’expédition des « affaires européennes » courantes.»

Les responsables du mouvement Sauvons l'Europe avaient déjà lancés un appel : "L’Europe doit être présente dans la campagne présidentielle" et Europanova a tenté de lancer son "pacte présidentiel" (téléchargeable en PDF).

Afin d'éclairer les électeurs, le Mouvement Européen France consacre un dossier au sujet de la campagne sur son site et apporte son soutien à un projet d'étudiants de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris visant à faire une synthèse des propositions dans le domaine : "Objet Europe" se veut l'observatoire des idées européennes dans la campagne présidentielle française.

En fin de compte, las d'attendre des propositions qui ne viendront pas, David Soldini, vice-président de l'UEF-France, nous confie sa vision des choses dans un excellent post : Ce que j’aurai aimé entendre pendant cette triste campagne…

Mise à jour : Guillaume Klossa dans une interview donnée au Taurillon fait le constat d'échec de la mobilisation en vue de faire pression sur les candidats afin qu'ils sortent de leur médiocrité et des propositions sur les suites à donner aux États généraux de l'Europe.

02 avril 2007

Résolution de la Chambre des représentants

Les députés américains nouvellement élus ont adoptés le 13 mars 2007 une résolution saluant le 50e anniversaire du Traité de Rome. Ce beau geste d'amitié transatlantique - malgré les différents de ces dernières années - a la mérite de synthétiser les principaux acquis de la construction européenne que l'on oublie trop souvent chez nous.

Je n'ai trouvé ce texte qu'en anglais : si quelqu'un connait une version française, n'hésitez pas à nous communiquer le lien en commentaire s'il-vous-plaît. Sinon vous pouvez en avoir une idée avec la traduction automatique.

RECOGNIZING THE 50TH ANNIVERSARY OF THE TREATY OF ROME
(House of Representatives - March 13, 2007)

Whereas, after a half century marked by two world wars and at a time when Europe was divided and some nations were deprived of freedom, and as the continent faced the urgent need for economic and political recovery, major European statesmen such as Robert Schuman, Jean Monnet, Paul-Henri Spaak, Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi, Sir Winston Churchill, and others joined together to lay the foundations of an ever closer union among their peoples;

Whereas on March 25, 1957, the Federal Republic of Germany, France, Italy, Belgium, the Netherlands, and Luxembourg signed the Treaty of Rome to establish a customs union, to create a framework to promote the free movement of people, services, and capital among the member states, to support agricultural growth, and to create a common transport policy, which gave new impetus to the pledge of unity in the European Coal and Steel Agreement of 1951;

Whereas to fulfill its purpose, the European Union has created a unique set of institutions: the directly-elected European Parliament, the Council consisting of representatives of the Member States, the Commission acting in the general interest of the Community, and the Court of Justice to enforce the rule of law;

Whereas on February 7, 1992, the leaders of the then 12 members of the European Community signed the Treaty of Maastricht establishing a common European currency, the Euro, to be overseen by a common financial institution, the European Central Bank, for the purpose of a freer movement of capital and common European economic policies;

Whereas the European Union was expanded with the addition of the United Kingdom, Denmark, and Ireland in 1973, Greece in 1981, Spain and Portugal in 1986, a unified Germany in 1990, Austria, Finland, and Sweden in 1995, Cyprus, the Czech Republic, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Malta, Poland, Slovakia, and Slovenia in 2004, and Bulgaria and Romania in 2007, making the European Union a body of 27 countries with a population of over 450 million people;

Whereas the European Union has developed policies in the economic, security, diplomatic, and political areas: it has established a single market with broad common policies to organize that market and ensure prosperity and cohesion; it has built an economic and monetary union, including the Euro currency; and it has built an area of freedom, security, and justice, extending stability to its neighbors;

Whereas following the end of the Cold War and the disintegration of the Soviet Union, the European Union has played a critical role in the former Central European communist states in promoting free markets, democratic institutions and values, respect for human rights, and the resolve to fight against tyranny and for common national security objectives;

Whereas for the past 50 years the United States and the European Union have shared a unique partnership, mindful of their common heritage, shared values and mutual interests, have worked together to strengthen transatlantic security, to preserve and promote peace and freedom, to develop free and prosperous economies, and to advance human rights; and

Whereas the United States has supported the European integration process and has consistently supported the objective of European unity and the enlargement of the European Union as desirable developments which promote prosperity, peace, and democracy, and which contribute to the strengthening of the vital relationship between the United States and the nations of Europe: Now, therefore, be it
Resolved, That the House of Representatives

(1) recognizes the historic significance of the Treaty of Rome on the occasion of the 50th anniversary of its signing;

(2) commends the European Union and the member nations of the European Union for the positive role which the institution has played in the growth, development, and prosperity of contemporary Europe;

(3) recognizes the important role played by the European Union in fostering the independence, democracy, and economic development of the former Central European communist states following the end of the Cold War;

(4) acknowledges the vital role of the European Union in the development of the close and mutually beneficial relationship that exists between the United States and Europe;

(5) affirms that in order to strengthen the transatlantic partnership there must be a renewed commitment to regular and intensive consultations between the United States and the European Union; and

(6) joins with the European Parliament in agreeing to strengthen the transatlantic partnership by enhancing the dialogue and collaboration between the United States Congress and the European Parliament.

01 avril 2007

Le catastrophique traité de Nice illustré

L'un des aspects les plus négatifs du médiocre bilan européen de Jacques Chirac est le catastrophique traité de Nice.

Celui-ci prévoit, entre autres régressions, un mode de vote au Conseil qui rend presque impossible la définition de la majorité nécessaire pour faire adopter une loi européenne. Cette obligation de réunir un quasi consensus sur tous les sujets empêche l'Union d'agir efficacement et d'adopter des politiques ambitieuses. Ce traité était pourtant supposé maintenir un bon fonctionnement dans l'Union après l'adhésion de nouveaux pays (qui a eu lieu en 2004 puis en 2007).

Pierre Catalan nous signale sur son blog un outil permettant de calculer la triple-majorité nécessaire : majorité des Éats, majorité de la population et majorité des 2/3 des votes pondérés négocié aux petites heures du matin à Nice dans la précipitation :

http://www.bmwi.de/English/Navigation/EU-Council-Presiden...

Ainsi, en prenant un cas d'école, même en réunissant une majorité de la population, l'Europe des Douze ne peut trouver seule une majorité. On obtient une majorité des États avec l'Europe des Quinze, mais il faut encore les votes pondérés de plusieurs des nouveaux membres.

On se rend compte qu'il n'est guère possible d'agir dans ces conditions... la majorité relève du miracle, et l'ambition de 'lUnion vers laquelle les attentes sont grandes mais toujours déçues, ce qui explique la méfiance croissante à son égard. Il faut donc revenir sur ce système dans une réforme institutionnelle qui est urgente. Espérons quelle volontarisme de Angela Merkel exprimé à Berlin pour le 50e anniversaire du traité de Rome suffise : il n'est pas sur qu'elle soit épaulée convenablement depuis Paris.

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