03 février 2008
Mobilisation en faveur du traité de Lisbonne
À l'appel des Jeunes Européens - France, rejoints par Sauvons l'Europe et plusieurs autres associations, les partisans de la construction européenne sont appelés à manifester ce lundi 4 février 2008 à Versailles en faveur du nouveau traité de Lisbonne :
« Le traité de Lisbonne est dans sa phase de ratification... et les nonistes d'extrême-gauche et d'extrême-droite sont sur le pont !
Que le traité de Lisbonne ne soit pas le traité de nos rêves, c'est clair. Mais il va dans le bon sens pour nous sortir de "Nice".
Et ceux qui font pression pour l'instant sont ceux qui sont pour l'ARRÊT DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE. Et nous ne pouvons pas compter sur notre personnel politique pour faire le boulot d'explication. »
« nous proposons (notamment aux "parisiens") de vous mobiliser lundi 4 février pour aller à Versailles pour montrer aux Congressistes et aux Médias que les citoyens veulent aussi faire avancer l'Europe. »
Voir aussi :
- le dossier « traité de Lisbonne » sur le Taurillon
- le dossier « traité de Lisbonne » sur le site du Mouvement Européen - France
- un recueil d'argumentaires en faveur du traité sur le site « www.tousaversaillesle4fevrier2008.eu »
16:00 Publié dans Jeunes Européens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, versailles, politique, traité de lisbonne, union européenne, jeunes européens
13 décembre 2007
Les associations demandent que la France rejoigne la déclaration sur les symboles de l'Union
Alors que seize pays signent une déclaration réaffirmant leur attachement aux symboles de l'Union européenne, plusieurs associations rejoignent l'appel de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing pour que la France se joigne à eux.
Le projet de déclaration affirmerait notamment : « (Les 16 États membres) déclarent que le drapeau européen (...), l'hymne tiré de l'"Ode à la joie "(...), la devise "Unis dans la diversité", l' euro en tant que monnaie de l'Union européenne et la journée de l'Europe, le 9 mai, continueront d'être, pour eux, les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'Union européenne et de leur lien avec celle-ci . »
Les signataires sont la Belgique, la Bulgarie, l'Allemagne, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l'Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie.
Louis Le Pensec, président de l'Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe déclare dans un communiqué de ce jour : "je veux dire ma déception de voir les symboles de l'Union, tels le drapeau et l'hymne, si chers aux citoyens européens et à de très nombreux élus locaux - qui le manifestent très concrètement au fronton des bâtiments et équipements publics - disparaître du Traité de Lisbonne. Je regrette que la France ne soit pas signataire de la Déclaration des seize États membres confirmant leur attachement aux symboles de l'Union, Déclaration qui sera annexée au Traité".
Le Mouvement Européen France publiait hier un communiqué de presse qu'il "s’associe à la demande que l’ancien Président de la convention, Valéry Giscard
d’Estaing, adresse aux autorités françaises afin que notre pays s’y rallie. La France marquerait
ainsi qu’elle est vraiment de retour au coeur de l’Europe. "
Enfin, l'Union pour l’Europe Fédérale adressait déjà le 9 décembre une lettre ouverte au président de la République qui mentionne que l'UEF "s’étonne et s’afflige d’apprendre (...) que la signature de la France ne figure pas au bas du texte de la déclaration".
22:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : symboles, union européenne, europe
03 mai 2007
Présidentielle : les attentes du Mouvement Européen
Le Mouvement Européen - France, dans un communiqué, rappelle les enjeux européens de l'élection présidentielle.
Le 21 juin prochain, le nouveau chef de l'État participera à l'un des Conseils européens les plus importants de l'histoire de l'Union européenne : la Présidence allemande fait le maximum pour dégager une solution à la crise ouverte, en 2005, par le rejet en France et aux Pays-Bas du traité constitutionnel. Le referendum a laissé entiers les grands problèmes pendants. Pour jouer son rôle dans le monde et vis-à-vis de ses membres, l'UE a incontestablement besoin d'institutions plus efficaces et plus démocratiques.
En élisant le président de la République, nous ne choisissons donc pas seulement une autorité française. Le 6 mai, nous désignerons aussi la personne qui, solidairement avec les gouvernants des autres États membres et le Président de la Commission européenne, décidera du sort d'un projet unique qui se construit depuis plus de cinquante ans, dans lequel la France a eu un rôle central, bénéfique pour tous. Rarement, l'enjeu européen d'une élection aura été plus grand. Rarement, campagne du premier tour aura été aussi décevante sur l'Europe.
Les deux candidats restés en lice doivent faire preuve de leur crédibilité internationale et de leur esprit de compromis. C'est pourquoi, dans cette phase ultime de la campagne, le Mouvement Européen-France(1) leur propose trois engagements :
1° Faciliter la sortie de la crise institutionnelle. Pour la France qui a contribué à créer l'Europe unie, c'est un devoir. Toute solution passe par un accord à 27, entre des pays qui ont ratifié le traité, parfois par referendum et des pays qui sont dans l'expectative ; imaginer une solution en fonction des seules données internes françaises serait insuffisant ;
2° Ne pas minimiser aux yeux des électeurs les contraintes économiques internationales et les efforts à accomplir en France. Le leadership se mérite. Il dépend plus des performances que des postures. Or, dans le même contexte que ses partenaires, notre pays n'a pas toujours de résultats à la hauteur du rang qu'il prétend occuper à Bruxelles.
3° S'abstenir d'attaquer les institutions et réalisations européennes, notamment l'indépendance de la Banque centrale et l'euro ; les diatribes qui ne sont pas accompagnées de propositions constructives et susceptibles de recueillir l'adhésion de nos partenaires sont un leurre.
Le jeu de massacre européen n'est pas constructif. En formulant des promesses intenables, en créant des attentes que la réalité du monde et de l'Europe ne permettraient pas de satisfaire, le futur chef de l'État nuirait à la France et compliquerait singulièrement sa tâche. C'est en adoptant un langage lucide, en renouant avec une approche communautaire que les candidats montreront leur stature de chef d'État.
(1)Le Mouvement européen est une association non partisane dont la vocation est de promouvoir l'unité politique de l'Europe.
20:40 Publié dans Mouvement Européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, présidentielles, élection, union européenne, mouvement européen
02 avril 2007
Résolution de la Chambre des représentants
Les députés américains nouvellement élus ont adoptés le 13 mars 2007 une résolution saluant le 50e anniversaire du Traité de Rome. Ce beau geste d'amitié transatlantique - malgré les différents de ces dernières années - a la mérite de synthétiser les principaux acquis de la construction européenne que l'on oublie trop souvent chez nous.
Je n'ai trouvé ce texte qu'en anglais : si quelqu'un connait une version française, n'hésitez pas à nous communiquer le lien en commentaire s'il-vous-plaît. Sinon vous pouvez en avoir une idée avec la traduction automatique.
RECOGNIZING THE 50TH ANNIVERSARY OF THE TREATY OF ROME
(House of Representatives - March 13, 2007)
Whereas, after a half century marked by two world wars and at a time when Europe was divided and some nations were deprived of freedom, and as the continent faced the urgent need for economic and political recovery, major European statesmen such as Robert Schuman, Jean Monnet, Paul-Henri Spaak, Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi, Sir Winston Churchill, and others joined together to lay the foundations of an ever closer union among their peoples;
Whereas on March 25, 1957, the Federal Republic of Germany, France, Italy, Belgium, the Netherlands, and Luxembourg signed the Treaty of Rome to establish a customs union, to create a framework to promote the free movement of people, services, and capital among the member states, to support agricultural growth, and to create a common transport policy, which gave new impetus to the pledge of unity in the European Coal and Steel Agreement of 1951;
Whereas to fulfill its purpose, the European Union has created a unique set of institutions: the directly-elected European Parliament, the Council consisting of representatives of the Member States, the Commission acting in the general interest of the Community, and the Court of Justice to enforce the rule of law;
Whereas on February 7, 1992, the leaders of the then 12 members of the European Community signed the Treaty of Maastricht establishing a common European currency, the Euro, to be overseen by a common financial institution, the European Central Bank, for the purpose of a freer movement of capital and common European economic policies;
Whereas the European Union was expanded with the addition of the United Kingdom, Denmark, and Ireland in 1973, Greece in 1981, Spain and Portugal in 1986, a unified Germany in 1990, Austria, Finland, and Sweden in 1995, Cyprus, the Czech Republic, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Malta, Poland, Slovakia, and Slovenia in 2004, and Bulgaria and Romania in 2007, making the European Union a body of 27 countries with a population of over 450 million people;
Whereas the European Union has developed policies in the economic, security, diplomatic, and political areas: it has established a single market with broad common policies to organize that market and ensure prosperity and cohesion; it has built an economic and monetary union, including the Euro currency; and it has built an area of freedom, security, and justice, extending stability to its neighbors;
Whereas following the end of the Cold War and the disintegration of the Soviet Union, the European Union has played a critical role in the former Central European communist states in promoting free markets, democratic institutions and values, respect for human rights, and the resolve to fight against tyranny and for common national security objectives;
Whereas for the past 50 years the United States and the European Union have shared a unique partnership, mindful of their common heritage, shared values and mutual interests, have worked together to strengthen transatlantic security, to preserve and promote peace and freedom, to develop free and prosperous economies, and to advance human rights; and
Whereas the United States has supported the European integration process and has consistently supported the objective of European unity and the enlargement of the European Union as desirable developments which promote prosperity, peace, and democracy, and which contribute to the strengthening of the vital relationship between the United States and the nations of Europe: Now, therefore, be it
Resolved, That the House of Representatives
(1) recognizes the historic significance of the Treaty of Rome on the occasion of the 50th anniversary of its signing;
(2) commends the European Union and the member nations of the European Union for the positive role which the institution has played in the growth, development, and prosperity of contemporary Europe;
(3) recognizes the important role played by the European Union in fostering the independence, democracy, and economic development of the former Central European communist states following the end of the Cold War;
(4) acknowledges the vital role of the European Union in the development of the close and mutually beneficial relationship that exists between the United States and Europe;
(5) affirms that in order to strengthen the transatlantic partnership there must be a renewed commitment to regular and intensive consultations between the United States and the European Union; and
(6) joins with the European Parliament in agreeing to strengthen the transatlantic partnership by enhancing the dialogue and collaboration between the United States Congress and the European Parliament.
08:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, usa, politique, Union européenne
01 avril 2007
Le catastrophique traité de Nice illustré
L'un des aspects les plus négatifs du médiocre bilan européen de Jacques Chirac est le catastrophique traité de Nice.
Celui-ci prévoit, entre autres régressions, un mode de vote au Conseil qui rend presque impossible la définition de la majorité nécessaire pour faire adopter une loi européenne. Cette obligation de réunir un quasi consensus sur tous les sujets empêche l'Union d'agir efficacement et d'adopter des politiques ambitieuses. Ce traité était pourtant supposé maintenir un bon fonctionnement dans l'Union après l'adhésion de nouveaux pays (qui a eu lieu en 2004 puis en 2007).
Pierre Catalan nous signale sur son blog un outil permettant de calculer la triple-majorité nécessaire : majorité des Éats, majorité de la population et majorité des 2/3 des votes pondérés négocié aux petites heures du matin à Nice dans la précipitation :
http://www.bmwi.de/English/Navigation/EU-Council-Presiden...
Ainsi, en prenant un cas d'école, même en réunissant une majorité de la population, l'Europe des Douze ne peut trouver seule une majorité. On obtient une majorité des États avec l'Europe des Quinze, mais il faut encore les votes pondérés de plusieurs des nouveaux membres.
On se rend compte qu'il n'est guère possible d'agir dans ces conditions... la majorité relève du miracle, et l'ambition de 'lUnion vers laquelle les attentes sont grandes mais toujours déçues, ce qui explique la méfiance croissante à son égard. Il faut donc revenir sur ce système dans une réforme institutionnelle qui est urgente. Espérons quelle volontarisme de Angela Merkel exprimé à Berlin pour le 50e anniversaire du traité de Rome suffise : il n'est pas sur qu'elle soit épaulée convenablement depuis Paris.
08:55 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nice, traité de nice, union européenne, europe, politique, chirac, merkel
11 janvier 2007
Communiquer sur l'Europe
sacha commentait ma note sur l'élection du nouveau président du Mouvement européen en soulignant que pour convaincre il faut d'abord informer. Certes le peu de connaissance de l'union européenne chez nos concitoyens les rend particulièrement vulnérables aux carabistouilles eurosceptiques, néanmoins il faut distinguer éducation, information et communication.
Sur ce dernier point, Cédric, Européen jamais content, publie aujourd'hui sur le Taurillon, un Carton rouge à la politique de communication de l’Union européenne que je vous invite à commenter.
Je suis plutôt d'accord avec les remarques de Cédric - mis à part je j'aime bien le logo du cinquantenaire pour ma part - mais il faut aussi insister sur les limites d'une politique de communication et/ou d'information si elle n'est pas appuyée par un engagement politique.
Il est vrai que les politologues ont constatés que le niveau d'éducation était l'un des critères déterminant du vote sur l'Europe - tout comme il l'est sur le vote Front national (lire par exemple "L'électeur a ses raisons" de D. Boy, N. Mayer sur les comportements électoraux). Mais il ne s'agit pas là d'information ni de communication. Par ailleurs on a vu lors du dernier référendum des personnes parfaitement bien informées se prononcer contre le texte, ces personnes reprenant alors généralement les éléments de critique des fédéralistes sur le traité constitutionnel (voir par exemple les lacunes du traité dans cette résolution).
Si la nécessité d'éduquer est incontestable - mais reste un facteur de long terme - raison de plus pour commencer à s'y mettre. Informer et communiquer sont en revanche insuffisants car même bien informée une personne peut ne pas être convaincue.
Les militants européens sont souvent à la fois les plus informés et les plus critiques sur l'Union européenne : l'essentiel de leur message est qu'il faut la réformer.
Informer est le travail des médias et communiquer celui des institutions. Le rôle des militants européens est de convaincre - non pas sur l'Union européenne et ses politiques - mais sur le projet européen et les réformes à mener. Cela implique un discours distinct, comportant à la fois une argumentation sur le fond et la proclamation de valeurs. Ceci, nulle politique de communication institutionnelle ne peut le mener à bien.
08:25 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, communication, Union européenne


