20 novembre 2007
Jean-Louis Bourlanges dénonce les mensonges dont souffre le débat européen
Député européen et ancien président du Parlement européen, Jean-Luis Bourlanges a toujours pratiqué le franc-parler.
C'est donc avec une certaine satisfaction que l'on prend connaissance de son "coup de gueule" sur France Culture le 4 novembre dernier. Il y dépeint très clairement l'impossibilité de débattre dans de bonnes conditions des questions européennes en France.
Lire aussi : Un eurodéputé se fâche
21:10 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bourlanges, europe, traité de lisbonne, traité modificatif, traité simplifié, référendum
15 juin 2007
Valéry Giscard d'Estaing au secours de la Constitution
Valéry Giscard d'Estaing, qui avait présidé la Convention sur l'avenir de l'Europe, a ouvert hier après-midi un blog « Pour la démocratie en Europe» : http://www.vge-europe.eu/.
L'ancien président de la République qui fut aussi - rappelons le - président du Mouvement Européen international et eurodéputé - critique à mots couverts le processus de renégociation du traité constitutionnel qui vient de s'engager en soulignant l'exigence de transparence des citoyens sur ces questions :
Les citoyens européens ont clairement exprimé leur attente d'une publicité et d'une transparence des débats sur leurs institutions. Ils ne veulent pas que les réformes institutionnelles soient le fait de jeux opaques de chancelleries, qu'ils découvriraient trop tard. Recueillir leur adhésion suppose la transparence des échanges. J'appelle la Présidence allemande de l'union à assurer les conditions cette transparence, dans un esprit similaire à celui qui a animé la Convention sur l'avenir de l'Europe où tous nos débats et toutes nos propositions ont été publics.
Sa première note, intitulée Simplifier ou mutiler le traité constitutionnel ? donne le ton.
Il rappelle les avancées obtenues par la Convention dans le traité constitutionnel - avancées qui n'avaient pas en France fait l'objet de contestations significatives lors du débat référendaire de 2005 qui avait surtout porté sur les politiques de l'Union - et met en garde les responsables de l'Union européenne contre la remise en cause de celles-ci sous la pression des gouvernements eurosceptiques, alors qu'une majorité qualifiée d'Etats-membres ont déjà accepté le texte.
Les militants de l'Europe ne peuvent que se rejouir de voir ce renfort de poids sur la blogosphère européenne - vers laquelle il propose plusieurs liens - alors qu'augmentent les craintes de voir s'imposer un mini-traité bradant les avancées, notamment démocratiques, du traité constitutionnel.
Notons au passage que le blog de VGE est sous licence Creative Commons et construit avec Dotclear, un outil open-source.
09:03 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, vge, constitution
24 avril 2007
Qu'est-ce que l'Europe a fait pour nous ?
Le vidéo est bien sur meilleure dans sa version originale directement inspirée des Monty Pythons mais elle reste très évocatrice de l'absurdité des critiques parfois émises envers l'Europe.
08:00 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe
01 avril 2007
Le catastrophique traité de Nice illustré
L'un des aspects les plus négatifs du médiocre bilan européen de Jacques Chirac est le catastrophique traité de Nice.
Celui-ci prévoit, entre autres régressions, un mode de vote au Conseil qui rend presque impossible la définition de la majorité nécessaire pour faire adopter une loi européenne. Cette obligation de réunir un quasi consensus sur tous les sujets empêche l'Union d'agir efficacement et d'adopter des politiques ambitieuses. Ce traité était pourtant supposé maintenir un bon fonctionnement dans l'Union après l'adhésion de nouveaux pays (qui a eu lieu en 2004 puis en 2007).
Pierre Catalan nous signale sur son blog un outil permettant de calculer la triple-majorité nécessaire : majorité des Éats, majorité de la population et majorité des 2/3 des votes pondérés négocié aux petites heures du matin à Nice dans la précipitation :
http://www.bmwi.de/English/Navigation/EU-Council-Presiden...
Ainsi, en prenant un cas d'école, même en réunissant une majorité de la population, l'Europe des Douze ne peut trouver seule une majorité. On obtient une majorité des États avec l'Europe des Quinze, mais il faut encore les votes pondérés de plusieurs des nouveaux membres.
On se rend compte qu'il n'est guère possible d'agir dans ces conditions... la majorité relève du miracle, et l'ambition de 'lUnion vers laquelle les attentes sont grandes mais toujours déçues, ce qui explique la méfiance croissante à son égard. Il faut donc revenir sur ce système dans une réforme institutionnelle qui est urgente. Espérons quelle volontarisme de Angela Merkel exprimé à Berlin pour le 50e anniversaire du traité de Rome suffise : il n'est pas sur qu'elle soit épaulée convenablement depuis Paris.
08:55 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nice, traité de nice, union européenne, europe, politique, chirac, merkel
08 février 2007
Quelle relance pour l'Union européenne ?
Un peu d'autopromo pour changer...
J'ai le plaisir de vous inviter au prochain rendez-vous du Mouvement Européen Paris-Sud :
Jeudi 15 février 2007
de 20h à 22h
pour une réunion-débat sur le thème "Quelle relance pour l'Union européenne ?"
avec l'aimable participation de :
Dominique Bocquet ;
ministre-conseiller auprès de l'OCDE ;
ancien secrétaire-général du Mouvement Européen France ;
auteur de Génération Europe et de La France et l'Allemagne. Un couple en panne d'idées.
au FIAP Jean Monnet
30 rue Cabanis 75014 Paris (métro Glacière - ligne 6)
En savoir plus
23:14 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe
11 janvier 2007
Communiquer sur l'Europe
sacha commentait ma note sur l'élection du nouveau président du Mouvement européen en soulignant que pour convaincre il faut d'abord informer. Certes le peu de connaissance de l'union européenne chez nos concitoyens les rend particulièrement vulnérables aux carabistouilles eurosceptiques, néanmoins il faut distinguer éducation, information et communication.
Sur ce dernier point, Cédric, Européen jamais content, publie aujourd'hui sur le Taurillon, un Carton rouge à la politique de communication de l’Union européenne que je vous invite à commenter.
Je suis plutôt d'accord avec les remarques de Cédric - mis à part je j'aime bien le logo du cinquantenaire pour ma part - mais il faut aussi insister sur les limites d'une politique de communication et/ou d'information si elle n'est pas appuyée par un engagement politique.
Il est vrai que les politologues ont constatés que le niveau d'éducation était l'un des critères déterminant du vote sur l'Europe - tout comme il l'est sur le vote Front national (lire par exemple "L'électeur a ses raisons" de D. Boy, N. Mayer sur les comportements électoraux). Mais il ne s'agit pas là d'information ni de communication. Par ailleurs on a vu lors du dernier référendum des personnes parfaitement bien informées se prononcer contre le texte, ces personnes reprenant alors généralement les éléments de critique des fédéralistes sur le traité constitutionnel (voir par exemple les lacunes du traité dans cette résolution).
Si la nécessité d'éduquer est incontestable - mais reste un facteur de long terme - raison de plus pour commencer à s'y mettre. Informer et communiquer sont en revanche insuffisants car même bien informée une personne peut ne pas être convaincue.
Les militants européens sont souvent à la fois les plus informés et les plus critiques sur l'Union européenne : l'essentiel de leur message est qu'il faut la réformer.
Informer est le travail des médias et communiquer celui des institutions. Le rôle des militants européens est de convaincre - non pas sur l'Union européenne et ses politiques - mais sur le projet européen et les réformes à mener. Cela implique un discours distinct, comportant à la fois une argumentation sur le fond et la proclamation de valeurs. Ceci, nulle politique de communication institutionnelle ne peut le mener à bien.
08:25 Publié dans Union européenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, communication, Union européenne


